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samedi 24 février 2018

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École des métiers du meuble de Montréal



Pour l’amour du bois

Une simple pièce de bois vous inspire des objets et des formes? L’EMMM est une excellente alliée pour tirer partie de cette créativité! Au terme de la formation en ébénisterie, vous serez un véritable artisan du bois. Vous saurez fabriquer des meubles et des éléments décoratifs, sculpter des motifs, réaliser la finition, réparer et restaurer le mobilier. En d’autres termes, vous aurez le « terrain de jeu » idéal pour faire travailler votre imagination!
Objectifs du programme
  • Dessiner et lire un plan
  • Préparer, usiner et assembler le bois et les panneaux dérivés du bois, en vue de fabriquer un meuble ou un bois ouvré.
Prix total : environ 451.90 $
Qualités et aptitudes requises
  • Habileté manuelle
  • Sens artistique
  • Patience éprouvée
  • Bonne perception des couleurs
  • Sens de la précision
  • Adresse en dessin et calcul
Professions visées
  • Ébéniste
  • Menuisière, menuisier en meubles
  • Régleuse-conductrice, régleur-conducteur de machines à bois
  • Dessinatrice, dessinateur de meubles
  • Monteuse, monteur de meubles
  • Fabricante, fabricant de lambris et d’escaliers
Milieux de travail
  • Entreprises de construction
  • Usines de fabrication ou de réparation de meubles
  • Entrepreneurs en ébénisterie
  • Travailleuse, travailleur autonome
Placement
  • Taux de placement en 2011 : 90%
Durée du programme
1 650 heures (ou 18 mois de formation), soit :
    • 1 260 heures attribuées à la maîtrise de compétences liées au métier
    • 390 heures consacrées à l’acquisition de compétences plus larges
Conditions d’admission
  • Être titulaire d’un DES (diplôme d’études secondaires)
    ou
  • Avoir 16 ans et avoir obtenu les unités de la 4e secondaire en français, en anglais, en mathématique ou les fonctionnels requis
    ou
  • Avoir obtenu les unités de 3e secondaire en langue d’enseignement, en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère et poursuivre sa formation générale en concomitance avec sa formation professionnelle afin d’obtenir les unités de 4e secondaire qui lui manquent en langue d’enseignement. en langue seconde et en mathématique dans des programmes d’études établis par le ministère.
    ou
  • TDG (test de développement général) avec Français 2102
    À faire au Centre Champagnat, 5017 rue St-Hubert (métro Laurier), 514-350-8060
Particularités
  • Programme divisé en 26 modules dont la durée varie de 15 à 120 heures
  • Cours de jour
Modules
Mod.DescriptionHres
1Métier et formation15
2Bois et matériaux connexes60
3Modes et organes d’assemblage45
4Dessin d’ameublement90
5Outils manuels60
6Santé et sécurité15
7Mathématique30
8Machines-outils portatives30
9Machines-outils fixes105
10Visites d’entreprises30
11Planification de la fabrication45
12Meubles en bois massif I120
13Meubles en panneaux120
14Gabarits60
15Boiseries ornementales75
16Styles de mobiliers30
17Dessin d’atelier et croquis60
18Frisages simples30
19Marqueteries simples45
20Sculpture d’ameublement45
21Finition de meubles60
22Meubles en bois massif II120
23Réparation et restauration90
24Escaliers120
25Lancement et gestion d’une PME60
26Stage90
1650

vendredi 23 février 2018

Menuiserie


Menuiserie

Menuiserie (meubles, portes, décor) d'une salle à manger de style Art Nouveaude l'école de Nancy.
La menuiserieart et métier, est l'ensemble des techniques mises en œuvre pour construire des ouvrages de taille relativement petite (par opposition aux ouvrages de charpente) par la mise en forme et l'assemblage de menues pièces de bois1. Ces assemblages se font de largeur, de longueur ou en angle.
Par extension, on parle de menuiseries pour désigner les ouvrages dont la conception répond à cette définition : ils doivent être en bois massif et assemblés selon les techniques traditionnelles (à tenon et mortaise qu'il soit chevillé ou collé, à queue d'aronde, à enfourchement, à mi-bois, à rainure et languette, etc.). Les vis, clous, boulons, colles et autres éléments de fixation mécanique ou chimique peuvent être utilisés mais ne se suffisent pas à eux-mêmes : un ouvrage dont les pièces de bois, sans aucune forme d'usinage, ne tiendraient entre elles que par leur emploi n'est pas une menuiserie.
De nos jours, par abus de langage, on parle souvent à tort de menuiseries concernant les ouvrages utilisant d'autres matériaux que le bois (comme le PVC, l'aluminium , etc.) bien qu'ils ne puissent y prétendre. Aussi, on associe parfois la menuiserie et la serrurerie, pourtant ce sont deux métiers bien distincts2.

Définitions[modifier | modifier le code]

Au xviiie siècle - selon André-Jacob Roubo, dans son L'Art du menuisier - la menuiserie renferme cinq grandes parties qui ont ensuite été subdivisées. La première renferme la menuiserie dite de bâtisse ; elle-même se divise en menuiserie dormante et menuiserie mobile. Par menuiserie dormante on entend celle qui concerne les pièces posées à demeure telles que les escaliers, les dormants, les chambranles de portes et croisées, les boiseries, les stalles des chœurs d'église, les confessionnaux, les chaires à prêcher, les cornichesetc. Par menuiserie mobile on entend les portes en général, les croisées, les volets, les persiennes, les jalousiesetc. La seconde renferme la menuiserie en meubles qui embrasse les professions de l'ébéniste, du constructeur de billards et autres. La troisième partie est celle dite menuiserie du bâtonnier. C'est le nom du menuisier qui renferme sa spécialité dans la fabrication des fauteuils, des chaises, des tabourets, des lits de sangle et autres lits simples. La quatrième partie est la menuiserie des jardins qui comprend l'art du treillageur. Enfin la cinquième partie est la menuiserie théorique qui renferme l'art du trait, l'art du toiseur-vérificateur parties essentielles dont la connaissance devrait précéder toutes les autres ou qui du moins devraient être enseignées simultanément3etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Art du Menuisier de André-Jacob Roubo - Vol 7 - Section III de la partie III - Premiere Partie : Machine propre a faire des moulures, ondées, sur le plat.
Au Moyen Âge, les métiers étaient organisés en corporations.
  • En 1382, un arrêt royal ordonne qu'on distingue à l'avenir les menuisiers des charpentiers. Jusque-là les menuisiers (du mot minitarus qui signifie : ouvrier travaillant à de menus ouvrages) étaient confondus sous le terme général de Charpentiers avec le qualificatif de "Charpentier de la petite cognée". Les outils et ouvrages deviennent tellement différents qu'une distinction devient alors nécessaire.
  • En 1467 en France, les menuisiers obtiennent des statuts qui les séparent des tapissiers. On leur demande de marquer leurs ouvrages grâce à des estampilles.
"Ordonne que chaque maître menuisier sera tenu de marquer de sa marque particulière tous ses ouvrages... ainsi que les postiers d'estain... et insérer ladite marque en une table de plomb qui restera dans la chambre du substitut du Procureur Général du Castellet"
Cet arrêt faisant suite à un procès qui opposait les maîtres-menuisiers et les maîtres-tapissiers parisiens, car les maîtres-menuisiers avaient le monopole de la fabrication des meubles, alors que les maîtres-tapissiers possédaient celui de leur commercialisation. Cet arrêt obligeait donc les tapissiers à ne vendre que des meubles marqués, provenant exclusivement des maîtres-menuisiers.
L'estampille permettait de retrouver le fabricant, et ainsi d'éviter les intermédiaires dans des tractations futures.
Après une première tentative d'abolition des corporations par Turgot en 1776, ministre de Louis XVI, elles sont finalement abolies au cours de la révolution française en 1791.
Au xixe siècle, de nombreuses machines-outils sont inventées et mises au point qui facilitent le travail du bois, mais commencent à rendre possible l'industrialisation d'une production jusque-là artisanale.

Différence entre la menuiserie et ébénisterie[modifier | modifier le code]

Exemple de menuiserie : structure et assemblage d'une porte gothique en bois sculpté du xive siècle.
Les meubles de menuiserie sont exécutés en bois massif, constitués d'un bâti assemblé recevant des panneaux en rainure. Toutes les pièces restent apparentes. Éventuellement, il peut inclure un décor sculpté, bien qu’en principe celui-ci soit confié à un sculpteur sur bois. Les consoles d’applique, les cadres de miroir, et tous les meubles en bois massif sculpté ou mouluré sont des meubles de menuiserie.
Les meubles d'ébénisterie, eux, sont composés d'un bâti en menuiserie et sur lequel sont appliquées des feuilles de bois précieux ou toutes autres matières décorées ou sculptées qui dissimulent entièrement le bâti ordinaire.

Menuiserie et construction bois[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, alors que la construction bois est de plus en plus en vogue, le métier de menuisier évolue et s’adapte à ces nouvelles structures de charpente. Les maisons à ossature bois représentent 8 % du marché des constructions neuves par an. La progression connaît un taux de croissance annuel de 20 à 25 %4.
De manière générale, la construction est le premier débouché du bois en France. Le bois a plusieurs avantages: il permet de réguler le taux d’humidité et la température à l’intérieur, c’est un excellent isolant acoustique, et, en cas d’incendie, le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l’acier.

Lexique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lexique de la menuiserie.
  • avivé : pièce de bois de section carrée ou rectangulaire dont les défauts sont éliminés
  • battée : entaille longitudinale poussée sur l'arête intérieure d'une pièce
  • bois sur quartier : pièce de bois dont les rayons médullaires sont parallèles à la face
  • bois sur dosse : pièce de bois dont les rayons médullaires sont perpendiculaires à la face
  • bois sur faux quartier : pièce de bois dont les rayons médullaires sont en oblique par rapport à la face
  • bille : grume coupée en trois parties (bille de pied, bille de hauteur, surbille)
  • chambranle : pièce de bois servant de garniture à une porte
  • cheville  : pièce de bois servant à en unir deux autres
  • enfourchement : mortaise qui est poussée à l'extrémité d'un montant
  • épaulement : partie laissée à l'extrémité d'un montant pour éviter un enfourchement
  • grume : tout le tronc ébranché et écimé
  • listel : pièce de bois servant de butée au vantail d'une porte
  • redent : partie du tenon laissée à l'emplacement de l'épaulement
  • rainure : entaille longitudinale poussée sur le milieu du chant intérieur pour recevoir un panneau (si rainure, toujours rétrécissement de mortaise égale à l'épaisseur de la rainure)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  Henry Havard, La menuiserie, éd. C. Delagrave, 1897, p. 3
  2.  Eugène Aucamus. Menuiserie serrurerie, plomberie, peinture et vitrerie. Editorial MAXTOR, 14 nov. 2011. Consulter en ligne [archive]
  3.  Alexandre Baudrimont. Dictionnaire de l'industrie manufacturière, commerciale et agricole, Volume 7. J. B. Baillière, 1838. Consulter en ligne [archive]
  4.  Site internet de France Bois Forêt [archive]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Justin StorckLe Dictionnaire Pratique de Menuiserie, Ebénisterie, Charpente, édition de 1900 Lire en ligne [archive]
  • Christian Pessey, Menuiserie, éd. Charles Massin, 2008